Matchs Football

L’été rime souvent avec grande compétition internationale. Du 5 au 31 juillet prochain, les meilleures nations européennes de football féminin livreront bataille pour décrocher le titre de championne d’Europe. Disputé sur les terres du football, en Angleterre, le tournoi rassemblera les 16 meilleures nations du Vieux Continent à l’occasion de cette treizième édition organisée par l’UEFA. Petit tour d’horizon des enjeux, des caractéristiques du tournoi et des favorites à la victoire finale !

Le choix s’est porté sur cette candidature à la suite d’un vote réalisé le 3 décembre 2018 au siège de l’UEFA à Nyon en Suisse. L’avantage de cette candidature est son coût estimé relativement faible puisque l’intégralité des installations et des enceintes qui reçoivent les rencontres sont déjà existantes et ne nécessitent pas d’être rénovées. Vous trouverez d’ailleurs plus loin dans l’article la liste des 9 stades retenus pour accueillir les rencontres de ce Championnat d’Europe des nations. Initialement, la compétition devait se tenir en juillet 2021 mais elle a été repoussée à l’année suivante suite au décalage du tournoi masculin du fait de la pandémie de Covid 19.

C’est la deuxième fois, après l’édition disputée en 2005, que l’Angleterre aura l’honneur d’accueillir les meilleures joueuses européennes sur son territoire. Il y a 17 ans, des records d’affluence ont été battus avec près de 30 000 spectateurs qui avaient assisté au premier match de l’équipe locale à l’Etihad Stadium de Manchester ! Cette année encore, l’UEFA prévoit une immense foule qui se rendra au pays de la Reine Élizabeth. En effet, un an avant le tournoi, plus de 140 000 des 700 000 billets disponibles avaient déjà trouvé preneur ou preneuse, avant même que la liste des matches ne soit connue. Le record actuel de plus de 245 000 personnes ayant assisté à la phase finale de 2017 aux Pays-Bas, quatre ans plus tôt, devrait tomber à cette occasion. 

LES 16 ÉQUIPES QUALIFIÉES ET LE TIRAGE AU SORT DES PHASES DE GROUPES  

La première nation à s’être qualifiée pour l’évènement est bien sûr l’équipe d’Angleterre, intégrée d’office à la phase finale en tant que pays organisateur. Pour les autres, il faut en passer par la difficile étape du tour préliminaire en s’extirpant de l’un des 9 groupes dans lesquels sont répartis 47 pays. 7 de ces groupes comportent cinq nations alors que deux autres sont composés de six équipes. Seuls les neuf vainqueurs de groupe et les trois meilleurs deuxièmes compostent directement leur ticket pour l’Angleterre. Les six autres seconds se disputent les trois dernières places via un ultime barrage disputé en match aller/retour. Après l’édition précédente disputée aux Pays-Bas, c’est la deuxième fois qu’une phase finale de l’Euro se dispute à 16 équipes. 

Parmi les équipes ayant terminé soit à la première, soit à la deuxième place de leurs groupes de qualifications, sont qualifiés : les Pays Bas, le Danemark, l’Italie, l’Autriche, la France, la Norvège, l’Espagne, la Finlande, la Belgique, l’Allemagne, la Suède et l’Islande. La Russie, l’Irlande du Nord et la Suisse avaient rejoint les 12 premiers qualifiés après leur victoire en barrages en avril 2022. Néanmoins, après décision du comité exécutif de l’UEFA, ce dernier décide de l’exclusion de la Russie en réponse à la guerre menée par les autorités gouvernementales de ce pays en Ukraine. C’est le Portugal, déchue en barrages par ces mêmes russes, qui est repêché à sa place.

GROUPE A
ANGLETERRE (8)
NORVÈGE (11)
AUTRICHE (21)
IRL. DU NORD (47)
GROUPE B
ALLEMAGNE (5)
ESPAGNE (7)
DANEMARK (15)
FINLANDE (29)
GROUPE C
PAYS-BAS (4)
SUÈDE (2)
SUISSE (20) 
PORTUGAL (30)
GROUPE D
FRANCE (3)
ITALIE (14)  BELGIQUE (19)
ISLANDE (17)

Le tirage au sort des groupes a été effectué le 28 octobre dernier à Manchester, qui accueillera le match d’ouverture du tournoi. Avant le tirage au sort, les équipes ont été réparties en quatre chapeaux en fonction de leur classement FIFA plus ou moins élevé. Comme le veut la tradition, le pays organisateur est placé dans le chapeau 1 des têtes de séries aux côtés des meilleures nations du classement. Les tenantes du titre néerlandaises figurent bien entendu dans celui-ci. Chacun des groupes sera composé de quatre sélections. Après le tirage au sort, voici quelle sera la composition des quatre poules de la phase de groupes qui débutera dès le 5 juillet prochain, avec entre parenthèses le classement FIFA de la sélection concernée : 

Durant cette phase de groupe, chaque équipe rencontre les autres sélections qui composent son groupe. Celles qui termineront aux deux premières places du classement seront directement qualifiées pour les quarts de finale.

Les deuxièmes d’un groupe joueront alors leur tour suivant contre le 1er d’un groupe voisin (A vs B, C vs D). Par exemple, le premier du groupe A affrontera le second du groupe B alors que le premier de ce même groupe sera opposé au deuxième du A.  Pour la suite de la compétition, le tableau est préalablement établi de manière à ce que deux équipes sorties d’un même groupe ne puissent s’affronter avant la finale.

      LES 9 THÉÂTRES DES RENCONTRES 

Le colosse des stades anglais (90 000 places assises) est situé en plein cœur de Londres. Rénové en 2007, il aura la particularité de n’accueillir qu’un seul match lors de cet Euro mais pas n’importe lequel puisqu’il s’agira tout simplement de la finale, le 31 juillet prochain. 

Si l’édition organisée par l’Angleterre en 2005 avait également vu son match d’ouverture se passer à Manchester et à l’Etihad Stadium, c’est cette fois dans l’antre d’Old Trafford, cher aux fans de United que sera donné le premier coup d’envoi du tournoi. Tout comme le stade de Wembley, le stade mancunien ser a à usage unique lors de cette compétition continentale. Le Théâtre des rêves, tel est son surnom, est capable d’accueillir plus de 75 000 fans en son sein. 

L’enceinte, située en plein centre de la ville de Sheffield dans le nord de l’Angleterre, à été construite en 1855. Elle a subi une rénovation et une extension en 2006 qui porte sa capacité à plus de 32 000 spectateurs les jours de matchs. Quatre rencontres dont une demie finale se joueront dans le stade où joue actuellement les Blades, l’équipe fanion locale qui évolue en deuxième division anglaise après avoir goûté à la Premier League lors de la saison 2020-2021. 

Le stade des Saints de la célèbre ville portuaire de Southampton est capable d’accueillir plus de 32 000 spectateurs. L’édifice servira uniquement aux rencontres du groupe A puisque trois rencontres s’y joueront dont l’une opposant l’équipe d’Angleterre à l’Irlande du Nord pour un bouillant derby britannique. 

Le plus communément Amex Stadium (32 000 places assises) en raison d’un contrat de sponsoring qui le lie, est localisé à l’extrême sud de l’Angleterre, dans le Sussex. Ouvert au public depuis 2011, l’une de ses curiosités est de voir régulièrement des faucons être amenés au stade afin d'empêcher la nidification des mouettes et des pigeons consécutif à la proximité du stade avec la mer. L’équipe masculine locale, qui évolue au premier échelon national, est en cette raison surnommée les Seagulls. 

Lui aussi doté d’une capacité d’accueil de près de 30 000 spectateurs, le stade du MK Dons à également reçu en son sein plusieurs matchs de la Coupe du Monde de rugby masculin en 2015. Ville nouvelle au nord de Londres, Milton Keynes est depuis de nombreuses années considérée comme la « capitale énergétique du Royaume-Uni », notamment en raison de l’exigence des normes appliquées à ses bâtiments en matière d’efficacité énergétique.  

Retour à Londres dans la localité de Brentford pour les fans de football qui voudraient assister aux rencontres du groupe B composé de l’Espagne ou encore de l’Allemagne. L’enceinte de plus de 17 000 places est la dernière de cette sélection à être sortie de terre puisque sa construction s’est achevée en 2020. 

N’ayez crainte, il ne vous faudra pas traverser l’Atlantique et rejoindre Big Apple si vous voulez réserver l’une des 12 000 places du New York Stadium, pour assister aux trois rencontres qui s’y joueront. En effet, l’enceinte ne doit son nom qu’à son emplacement à Rotherham dans le Yorkshire du sud, à quelques encablures de la ville de Sheffield. Un quart de finale de cet Euro entre le premier du groupe D et le second du groupe C y aura lieu le 23 juillet. 

Un stade à la plus pure tradition architecturale britannique avec ses quatre tribunes très proches du terrain. En temps normal, le petit stade de la ville de Leigh dans la région du Grand Manchester est plus coutumier aux ambiances de l’ovalie puisque réside habituellement le club de rugby à XIII des Centurions de Leigh. De ce fait,le public aura peut être l’occasion de découvrir les joies du ballon rond durant les quatre rencontres prévues en ce lieu, dont un passionnant quart de finale également. 

Contrairement à ses prédécesseurs, l’Academy Stadium de Manchester n’a pas une grande capacité d’accueil puisqu’il ne peut contenir que 7000 fans. Ouvert depuis 2014, le stade fait partie de l’Etihad Campus, le centre d’entraînement de l’équipe de Manchester City. Ce sont d’ailleurs ses moins de 21 ans et l’équipe féminine des Skyblues qui évoluent habituellement dans ce complexe. Trois rencontres du groupe D rendront leur verdict à l’Academy Stadium. 

QUI SONT LES FAVORITES À LA VICTOIRE FINALE ? 

Qui succèdera aux Néerlandaises vainqueures à domicile du Danemark en 2017 ? Ce qui est certain, c’est que nombreuses seront les prétendantes lors de cette deuxième édition disputée à 16 nations. Petite curiosité, il s'agira de la première fois depuis 22 ans que l’équipe d’Allemagne ne commencera pas le tournoi dans la peau des tenantes du titre sortant, défaites par les Danoises de Nils Nielsen lors du précédent tournoi aux Pays-Bas. 

Les Pays-Bas seront bien sûr concurrents à leur propre succession. En effet, si leur victoire en 2017 avait quelque peu étonné les observateurs qui ne les avaient pas placées dans les favorites, leur finale de Coupe du Monde atteinte deux ans plus tard en France, a achevé de convaincre les plus réticents que rien n’était dû au hasard. Il faudra, à coup sûr, compter sur elles pour défendre chèrement leur titre en Angleterre. Ces mêmes anglaises d’ailleurs, ne cessent de progresser ces derniers temps. Demi-finaliste lors de l'Euro aux Pays-Bas, elles récidivent avec cette performance au mondial 2019. Emmenées par leur coach Sarina Wiegman, qui avait conduit les néerlandaises au titre en 2017, les anglaises peuvent espérer enfin passer l’étape du dernier carré et jouer une finale à domicile devant un public certainement acquis à leur cause. 

Impossible de ne pas citer la Suède comme légitime prétendant à la victoire finale. Les bleues et jaunes de la capitaine Caroline Seger maintiennent le cap en étant solidement accrochées à la deuxième place du classement mondial FIFA, juste derrière les intouchables américaines. Première nation européenne donc, elles ont confirmé leur classement en finissant troisième du mondial en France en 2019 et en décrochant l’argent olympique aux JO de Tokyo l’année dernière. 

On attend beaucoup également de la France, troisième nation mondiale mais qui ne parvient toujours pas à passer l’obstacle des quarts de finale lors de grandes compétitions internationales. Celle-ci sera peut être la bonne pour les filles de Corinne Diacre qui a décidé de se passer de l’emblématique Amandine Henry pour mener à bien son objectif. 

Enfin, l’Espagne peut être la surprise du chef, forte d’une grande partie de son effectif évoluant au FC Barcelone, l’un des clubs les plus titrés sur la scène européenne. 

Mais le football étant un sport plus qu’imprévisible, rien ne nous empêche de voir une équipe créer la surprise en déjouant tous les pronostics pour se hisser sur la plus haute marche du podium à Wembley le soir du 31 juillet. 

Toutes les plus grandes stars sont en tous cas sur le pied de guerre pour en découdre sur le terrain. On pense notamment à Lieke Martens, élue meilleure joueuse du tournoi 2017 ou encore aux buteuses en série Jenni Hermoso, Marie-Antoinette Katoto ou Ellen White, meilleure scoreuse de l’histoire de la sélection anglaise. Seront présentes également la virevoltante norvégienne Graham Hansen auteure de 38 buts avec sa sélection et la stratège belge Tine De Caigny, prolifique en qualification avec 12 buts inscrits pour emmener son pays en Angleterre. Sans oublier évidemment l'arrière-garde essentielle à toute victoire comme l’expérimenté gardienne de but Sari Van Veenendaal ou encore la solide défenseur allemande Léonie Maier. 

Des grands noms et des rencontres alléchantes au programme, tout semble réuni pour que cet Euro disputé en Angleterre soit l’un des plus passionnants à suivre ! Pour le savoir, rendez-vous dès le 6 juillet à 21 heures à Old Trafford pour le match d’ouverture entre l’équipe hôtesse et l’Autriche.

Du 21 novembre au 18 décembre prochain aura lieu l'événement sportif le plus attendu par la planète football à l’occasion de la 22è édition de la Coupe du Monde. Disputée pour la première fois au Qatar, la plus prestigieuse compétition internationale rassemblera les 32 meilleures nations de la discipline dans un format inédit. Petit tour d’horizon des spécificités de l’un des événements les plus suivis dans le monde.  

Il s’agira d’une première pour l’émirat du Moyen-Orient qui est seulement le deuxième pays issu du continent asiatique à accueillir une telle compétition. Le choix s’est porté sur la candidature qatari à la suite d’un vote réalisé le 2 décembre 2010 par le comité exécutif de la FIFA. L’État promet alors de réaliser d’immenses investissements (à hauteur de plusieurs milliards de dollars) pour construire, rénover et mettre aux normes plusieurs de ses stades permettant d’accueillir les rencontres dans de bonnes conditions. Vous trouverez plus loin dans l’article la liste des 8 stades retenus pour accueillir les rencontres de la Coupe du Monde 2022.

LES QUALIFIÉS ET LE TIRAGE AU SORT DES PHASES DE GROUPES  

Il n’est pas chose aisée de se qualifier pour la phase finale de l’une des plus prestigieuses compétitions internationales. Car sur les 211 fédérations affiliées à la FIFA, seules 32 d'entre elles obtiendront le précieux sésame pour s’envoler vers le Qatar en Novembre prochain. La répartition des tickets se fait de la manière suivante : 13 places pour les sélections européennes, 4 ou 5 (selon un ultime barrage) pour les sélections sud-américaines, 3 à 4 pour les nord américaines, 5 pour les africaines comme pour les asiatiques et entre 0 et 1 pour les sélections d’Océanie. Les 211 fédérations participent alors préalablement à des éliminatoires sous forme de mini championnat entre équipes de même confédérations pour décider de qui se qualifie pour la phase finale. 

Sortis de leurs groupes en premières positions ou repêchés à l’issue de barrages, voici les treize nations européennes qui seront présentes au Qatar : Allemagne, Angleterre, Espagne, France, Belgique, Suisse, Pays Bas, Pologne, Portugal, Croatie, Danemark, Serbie. Un dernier match de barrage opposant le Pays de Galles à l’Écosse ou l’Ukraine (le match ayant été reporté à cause de la situation politique en Ukraine) a décidé de la dernière nation qualifiée. Victorieux de l’Ukraine à Cardiff, c’est le Pays de Galles qui aura la possibilité de défendre ses chances au Qatar. 

Les quatre premiers qualifiés sud-américains sont le Brésil, l’Argentine, l’Uruguay et l’Équateur. Ces équipes auraient pu être accompagnées par le Pérou si celui-ci avait remporté son barrage (disputé en juin) face à l’Australie

Plus haut, en Amérique du Nord, c’est le Canada qui décroche son ticket en premier suivi du Mexique et des États Unis. Le Costa Rica, quatrième des éliminatoires, dispute le 14 juin un barrage décisif face à la Nouvelle Zélande. Il se qualifie lui aussi pour la phase de groupe de la compétition après sa victoire 1 but à 0 face aux kiwis néo-zélandais.  

La toujours très relevée confédération africaine enverra quant à elle le Ghana vainqueur du Nigéria en barrage, le Cameroun vainqueur de l’Algérie à l’ultime seconde, la Tunisie défaite du Mali, le champion d’Afrique Sénégalais qui a triomphé de l’Égypte et le Maroc qui a sorti la République Démocratique du Congo.  

En Asie, outre le Qatar, directement qualifié en tant que pays hôte, on note la présence de la Corée du Sud, de l’Arabie Saoudite, du Japon, de l’Iran et donc de l’Australie qui est affiliée à cette zone géographique de qualifications. 

Le tirage au sort des phases de groupes a été effectué le 1er Avril 2022 au centre des expositions de Doha. Avant le tirage au sort, les équipes ont été réparties en 4 quatre chapeaux en fonction de leur classement FIFA plus ou moins élevé. Comme le veut la tradition, le pays organisateur est placé dans le chapeau 1 des têtes de séries aux côtés des meilleures nations du classement. Chacun des huit groupes sera composé de quatre sélections. Il ne peut y avoir cependant plus de 2 nations issues de la même confédération dans un groupe. De la même manière, en raison de certaines tensions politiques, certains pays ne peuvent se retrouver dans la même poule afin d’éviter toute récupération à des fins autres que sportifs. 

Après le tirage au sort, voici quelle sera la composition des huit poules de la phase de groupes qui débutera le 18 novembre prochain avec entre parenthèses le classement FIFA de la sélection concernée :

GROUPE A
QATAR (51)
ÉQUATEUR (46)
SÉNÉGAL (20)
PAYS BAS (10)
GROUPE B
ANGLETERRE(5)
IRAN (21)
USA (15)
PAYS DE GALLES (18)
GROUPE C
ARGENTINE (4)
A. SAOUDITE (49)
MEXIQUE (9)
POLOGNE (26)
GROUPE D
FRANCE (3)
AUSTRALIE (42)
DANEMARK (11)
TUNISIE (35)
GROUPE E
ESPAGNE (7)
COSTA RICA (31)
ALLEMAGNE (12)
JAPON (23)
GROUPE F
  BELGIQUE (2)
  CANADA (28)
  MAROC (24)
CROATIE (16)
GROUPE G
BRÉSIL (1)
SERBIE (25)
SUISSE (14)
CAMEROUN (37)
GROUPE H
PORTUGAL (8)
GHANA (60)
URUGUAY (13)
CORÉE DU SUD (29)

Durant cette phase de groupe, chaque équipe rencontre les autres sélections qui composent son groupe. Celles qui termineront aux deux premières places du classement seront directement qualifiées pour les huitièmes de finale.

Les deuxièmes d’un groupe joueront alors leur tour suivant contre le 1er d’un groupe voisin. Par exemple, le premier du groupe A affrontera le second du groupe B alors que le premier de ce même groupe sera opposé au deuxième du A.  Pour la suite de la compétition, le tableau est préalablement établi de manière à ce que deux équipes sorties d’un même groupe ne puissent s’affronter avant la finale. 

LES 8 STADES RETENUS

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Habituellement disputé entre les mois de juin et juillet, le tournoi sera exceptionnellement joué en Novembre et Décembre afin que les chaleurs dantesques habituelles du pays hôte  (jusqu’à 50 degrés celsius) ne viennent perturber l’organisme des joueurs et donc la qualité de la compétition. Néanmoins, le Qatar ayant un climat très aride et sec même en hiver, il n’est pas impossible que le mercure grimpe jusqu’à 35 degrés celsius les jours de matchs. Pour pallier ce problème, les stades sont pour la toute première fois dotés de grands climatiseurs capables de souffler de l’air frais à l'intérieur de l’enceinte et ainsi refroidir l’atmosphère ambiante. Les organisateurs devraient par l’utilisation de cette  à cette technologie “utilisée grâce aux énergies renouvelables” être capable de faire diminuer la température d’environ 15 degrés dans le stade. 

Qui pour succéder à l’Équipe de France au palmarès ? 

L’Équipe de France, avant sa finale victorieuse il y a quatre ans face à la Croatie au stade Loujniki de Moscou  

Kremlin.ru, CC BY 4.0 <https://creativecommons.org/licenses/by/4.0>, via Wikimedia Commons

Parmi les onze joueurs qui composaient l'équipe de France au coup d’envoi de la finale remportée il y a quatre ans en Russie, seuls Samuel Umtiti et Blaise Matuidi sont depuis sortis des titulaires de la sélection. Autant dire que les automatismes sont toujours bien huilés chez les champions du monde en titre. De plus, les derniers résultats de l’équipe, victorieuse lors de la dernière Ligue des Nations en octobre 2021, laissent penser que la France fera logiquement partie des favoris à sa propre succession au Qatar. Mais parviendront-ils à rompre la malédiction qui touche les champions du Monde sortant ? En 2002, la France titrée en 1998 est sortie dès la phase de groupe en ne scorant pas le moindre but en trois rencontres. En Afrique du Sud en 2010, les champions du monde en titre italiens sortent eux aussi de la compétition dès le 1er tour en finissant dernier d’une poule composée du Paraguay, de la Slovaquie et de la Nouvelle Zélande. Quatre ans plus tard, c’est l’Espagne tenante du titre qui échoue à se qualifier pour les huitième de finale en terminant troisième de son groupe. Enfin, en Russie lors de la dernière édition, l’Allemagne perpétue la tradition des champions du monde maudits en finissant dernier de son groupe. La tâche s’annonce donc rude pour l’équipe de France qui devra forcer son destin pour rompre avec cette surprenante série d’échecs au 1er tour.     

Toujours en Europe, l’Espagne et sa nouvelle génération dorée emmenée par Luis Enrique aura à coup sûr son mot à dire s’ils parviennent à se sortir d’un groupe relevé avec notamment un match à jouer face à la Mannschaft lors de la deuxième journée des phases de poules. L’Allemagne justement, a été impressionnante en qualifications en remportant 27 points sur 30 distribués, prouvant qu’il faudra compter sur eux. 

Et pour l’Angleterre, est-ce enfin l’heure du “Football is coming home” ? Patient depuis leur dernier titre majeur conquis en 1966, les Three Lions et leur effectif de renommée internationale aimeraient enfin ramener le plus prestigieux des trophées au royaume, là où le football est né. Enfin, les Belges emmenés par leur chef d’orchestre Kevin De Bruyne et les Portugais de l’immense Cristiano Ronaldo, devraient prendre une part importante dans la compétition planétaire. Alors qu’on les pensait favoris à la victoire finale, l’Italie championne d’Europe en titre n’a, à la surprise générale, pas réussi à s’extirper des barrages pour composter son ticket pour le Qatar.  

Du côté de l’Amérique, le Brésil auréolé de sa première place au classement FIFA apparaît comme l’un des grandissime favori à la victoire finale. En cas de victoire finale synonyme de sixième étoile à leur maillot, les coéquipiers de Neymar et Marquinhos assureraient encore un peu plus leur domination sur la compétition. Le grand rival Argentin pourrait sans aucun doute contrarier pas mal d’adversaires sur leur route surtout si leur légende Lionel Messi est à son meilleur niveau pour son dernier mondial disputé en tant que joueur. L’Uruguay et le Mexique, respectivement quart et huitième de finaliste de la dernière édition font toujours office d’équipes à prendre très au sérieux pour leurs concurrents lors ce tournoi. 

Côté africain, pourquoi ne serait-ce pas l’année du Sénégal ? Champion d’Afrique en titre, Les Lions de la Teranga et leur star Sadio Mané en tête de file arriveront plus confiant que jamais au Qatar. Ils pourraient rééditer l’exploit de 2002 lorsqu’ils s’étaient hissés jusqu’en quart de finale de la compétition, meilleure performance pour une sélection africaine. 

Les sélections asiatiques ne sont pas en reste non plus. Le Japon, défait en huitième de finale par les futurs demi-finalistes Belges en Russie, et la Corée du Sud du joueur de Tottenham Heung Min Son pourraient jouer les troubles fêtes et donner du fil à retordre à pas mal de sélections une fois la compétition débutée. 

Quoi qu’il en soit, c’est une grande fête du football qui s’annonce dans l’émirat dès Novembre prochain. Pendant un mois, le spectacle promet d’être grandiose et le niveau très relevé lorsque l’on observe l’identité des trente-deux qualifiés. Le Qatar lui, se sera donné tous les moyens nécessaires pour réunir les amoureux de la discipline sur son sol le temps que la plus belle des compétitions de football rende son verdict final le soir du 18 décembre 2022. 

Que serait le football sans ses arbitres ? S’ils sont parfois décriés pour leurs décisions par certains, les “hommes en noirs” ne sont pas moins indispensables au bon déroulé du jeu. Dans l’histoire de l’arbitrage, un homme retient particulièrement l’attention des amoureux du ballon rond tant par son charisme que par son autorité juste et sans faille au sein du fameux carré vert. Cet homme, c’est l’emblématique arbitre italien Pierluigi Collina. 

Le Bolonais à d’abord l’espoir d’embrasser une carrière de footballeur et de défenseur central quant à 17 ans, il s’inscrit à une formation d’arbitrage sur les conseils d’un de ses amis. Dès lors, le sifflet ne va plus quitter ses mains puisqu’il connaît une ascension fulgurante en arbitrant rapidement des matchs de troisième division italienne. À 24 ans, sa carrière d’arbitre prend du plomb dans l’aile lorsqu’il est suspendu trois mois par la fédération italienne. Une période qu’il a très mal vécu selon lui et qui lui a permis de se forger le caractère impassible qu’on lui connaît, notamment auprès des joueurs. Après avoir été finalement réintégré par les instances, il est autorisé à arbitrer de nouveau et commence à diriger des rencontres de première et deuxième division italienne. 

Tout aussi rapidement, il est intégré par la FIFA comme arbitre international et commence en 1995 à être désigné sur des rencontres de Coupe Intertoto puis de Ligue des Champions. Arbitre de la finale des jeux olympiques 1996 entre l’Argentine et le Nigéria, il siffle en 1999 le dénouement de la finale de la Ligue des Champions entre Manchester United et le Bayern Munich au Camp Nou de Barcelone. L’année 2002 est celle de la consécration ultime pour un arbitre puisque Collina est chargé de départager les débats de la finale de Coupe du Monde qui voit le Brésil triompher de l’Allemagne au stade de Yokohama au Japon. Fort de ses performances sans fioritures, il est de nouveau choisi par l’UEFA pour arbitrer la légendaire finale de la Ligue des Champions 2003 qui oppose le Real Madrid à Manchester United. Bien que défait ce soir-là, l'entraîneur mancunien Alex Ferguson salue la performance de l’arbitre italien en lui offrant même le maillot de David Beckham après la rencontre. 

Pierluigi Collina est considéré par ses pairs et par les acteurs du monde du football comme l’un des meilleurs arbitres de tous les temps. L’International Federation of Football History & Statistics (IFFHS) lui décerne d’ailleurs le prix du meilleur arbitre chaque année entre 1998 et 2003 ce qui constitue un record. Grâce à son charisme et sa prestance, Collina savait se faire respecter sur le terrain auprès des plus grands joueurs. Son autorité naturelle et sa faculté à ne pas commettre d’erreurs notables lors des rencontres qu’il dirigeait contribue à sa starification. Peu d’autres arbitres ont pour le moment eu la même aura que celle du géant bolonais qui décide de ranger le sifflet au crépuscule de la saison 2005. Intégré en 2011 au Hall of Fame du football italien, Pierluigi Collina avait pour habitude de parcourir entre 8 et 10 kilomètres par rencontre arbitrée. Durant chacune d’elle, il réalise en moyenne plus de 200 interventions, preuve de la difficulté de tenir un match pour les garants du bon déroulé de la rencontre.  

C’est en 1966 en Angleterre que naît Jill Ellis dont le père est officier au sein de la Royal Navy. Bien que le pays soit le berceau du football, elle ne manie que très peu le ballon rond durant ses années passées au Royaume. Ce n’est qu’en 1981, lorsqu’elle et sa famille emménagent outre Atlantique, que l’occasion de manier le cuir lui est donnée. Même si elle est une joueuse épanouie au sein de son équipe universitaire de William & Mary, c’est vers le métier d'entraîneur que se prononce rapidement l'intérêt de Jill. Ainsi, la jeune anglaise fait ses gammes au sein de plusieurs équipes universitaires avec lesquelles elle obtient à chaque fois des résultats probants : en 14 ans, son bilan personnel est de 248 victoires, 14 matchs nuls et 63 défaites ! 

Son curriculum vitae ne passe pas inaperçu au sein de la fédération américaine qui lui propose le poste d’entraîneur principal de l’équipe nationale féminine des moins de 21 ans. Le début d’une longue et riche histoire d’amour entre Jill Ellis et la team USA. Près de huit ans après son intronisation dans les équipes jeunes, la britannique est choisie par la légendaire Pia Sundhage pour être son adjointe dès les jeux Olympiques 2008 disputés à Pékin. À ce poste, elle accompagne la sélection américaine et Pia Sundhage tout en haut de l’Olympe puisqu’elles décrochent ensemble l’Or Olympique en 2008 et en 2012. À l’issue de cette dernière compétition, la sélectionneuse suédoise en poste démissionne pour prendre les rênes d’une autre équipe nationale. En 2014, Ellis à alors le privilège de prendre les commandes de la sélection américaine. Surnommée la “dame de fer” par les médias locaux en raison de son origine et de son style basé sur la rigueur de ses entraînements, Jill Ellis a pour objectif de conquérir lors de la Coupe du Monde 2015, un troisième titre planétaire dans l’histoire de la sélection. 

Une mission qu’elle remplit avec brio puisque le 5 juillet à Vancouver, l’équipe des États Unis est officiellement championne du Monde après sa victoire contre les tenantes du titre japonaise. Les débuts idylliques de Jill seront quelque peu ternis l’année suivante lorsqu’elle et son équipe se font sortir dès les quarts de finale des jeux Olympiques de Rio par la Suède de son ancienne collègue Pia Sundhage. Mais la coach anglaise a de la ressource et elle est surtout déterminée à conquérir de nouveaux titres avec son équipe qu’elle cherche constamment à faire progresser. Peu avant le Mondial 2019, elle déclarait à propos de sa méthode de management : “Mon objectif, c’est de mettre chaque jour les filles en difficulté mentalement et physiquement. Elles pourraient souffrir voire échouer. Mais cela les forcera à puiser au plus profond d’elles”. 

Une méthode qui semble fonctionner puisque accompagnée de ses cadres comme Hope Solo, Megan Rapinoe ou encore Alex Morgan, Jill Ellis et la team USA sont de nouveau sacrés Championne du Monde en France après une victoire maîtrisée en finale face aux Pays-Bas. Avec cette nouvelle ligne à son palmarès, Jill devient la première entraîneuse de l’histoire à remporter consécutivement deux titres mondiaux. Naturalisée américaine, la cheffe d’orchestre Jill Ellis est l’une des coachs les plus titrées de l’histoire du football féminin. Forte de ses résultats, elle est nommée en 2015 et 2019 entraîneuse FIFA de l’année. 

Après son départ de la sélection en 2019, celle qui restera comme l’une des légendes du sport américain et planétaire s’engage auprès de la FIFA pour promouvoir le football féminin à travers le monde.

Il y en a certains dans ce monde à qui tout réussi et rien ne résiste. Certains qui surnagent par leur génie et leur éclat dans leurs domaines respectifs. Des extraterrestres du ballon rond qui paraissent sans failles, dépassant sans cesse les limites d’une pratique dans laquelle ils s’inscrivent en légende. C’est le cas de Zinédine Zidane dans le football. S’il va sans dire que la carrière de joueur du héros français est déjà tout bonnement exceptionnelle, celle qu’il entame ensuite en tant qu’entraineur principal n’est certainement pas en reste par rapport à la première.   

Le Ballon d’Or 1998 décide de ranger les crampons en 2006, après une finale de Coupe du Monde disputée face à l’Italie. Il choisit alors dans un premier de couper les ponts et de prendre du recul avec ce monde sans répit du football dans lequel il s’est épanoui durant plus d’une vingtaine d’années. Mais Zizou ne peut trop s’éloigner de ce pour quoi il est fait et décide de “replonger” en entamant une formation en France pour passer les diplômes d’entraîneur professionnel. C’est en 2014 qu’il décroche alors le précieux sésame qui lui permet désormais de prendre en main une équipe professionnelle. Le natif de Marseille se dit particulièrement influencé par l’intégralité des entraîneurs de football qu’il a côtoyé tout au long de sa carrière en prenant chez chacun d’entre eux une caractéristique qui forgera son style futur. 

À l’instar de son style de joueur, le projet imaginé par Zinédine Zidane est un jeu porté vers l’avant, dans un schéma disposé en 4-3-3 où le numéro 10, poste auquel il évoluait, a bien sûr une importance déterminante dans la création. Dès son diplôme validé, l’ex numéro 5 de la casa blanca devient au Réal Madrid adjoint du maître italien Carlo Ancelotti. Son rôle est avant tout d’assurer le lien entre les joueurs et le staff en place. De par son charisme et sa carrière de footballeur, Zidane est très respecté par les joueurs qui n’hésitent pas à se confier à lui et à mettre en application les différents conseils qu’il leur partage. 

La saison suivante, il est nommé coach principal de la Castilla du Real Madrid, soit l’équivalent de l’équipe réserve qui évolue au troisième échelon du football espagnol. Il dispute deux saisons à la tête de l’équipe jusqu’au 4 janvier 2016, date de son véritable envol en tant qu’entraîneur. En effet, l’équipe première du Real Madrid traverse une période compliquée et les résultats obtenus ne sont pas ceux espérés par les dirigeants du club. Rafael Benitez, chargé de l’équipe jusqu’alors est remplacé. À sa place, ces derniers décident de lancer dans le grand bain Zinédine Zidane, choix plébiscité par les supporters des Merengue. Avec Zizou, les progrès de l’équipe peinent tout d’abord à se faire ressentir. Néanmoins, il réussit un premier exploit significatif en allant battre le grand rival Barcelone sur son terrain quelques mois après son intronisation à la tête de l’équipe. Une performance qui met un terme à 39 matchs consécutifs d’invincibilité du rival catalan face au Réal Madrid. De quoi mettre du baume au cœur des supporters et conforter l’idée qu’il est bel et bien l’homme de la situation. 

Cette même saison, il offre six mois après son arrivée, la onzième Ligue des Champions de l’histoire du Real Madrid en battant l’Atlético de Madrid en finale à San Siro. L'année d'après, lui et son équipe parviennent à battre le record d’invincibilité en championnat d’Espagne (40 matchs sans défaite à la suite !) établi par le FC Barcelone la saison précédente. Ces bons résultats permettent au club de remporter le titre de champion d’Espagne. Le 3 juin 2016, Zizou devient le premier entraîneur à remporter deux fois de suite la Ligue des Champions lorsque son équipe ne fait qu’une bouchée de la Juventus Turin en finale à Cardiff. Mieux encore, il remporte la compétition continentale une troisième fois face à Liverpool au Stade Olympique de Kiev, faisant de lui l’un des entraîneurs les plus titrés de l’histoire de cette compétition. 

Après ces trois exercices intenses, il décide de quitter son poste d’entraîneur de l’un des plus grands clubs du monde afin d’observer une période de repos bien méritée. Il revient un an et demi plus tard sur le banc du Réal en affirmant ne pas avoir su dire “non” au président Pérez lorsqu’il lui a demandé d’apporter son aide au club en mal de résultats. Il quitte de nouveau le club en 2021 non sans avoir remporté un nouveau titre de champion d’Espagne, le 34ème de l’histoire du club. 

Le style Zidane s’appuie sur les excellents rapports qu’il a avec l’ensemble de ses joueurs. puisque son aura lui permet d’obtenir facilement la confiance de ces derniers. Auréolé de plusieurs titres majeurs dès ses premières années en tant qu’entraîneur, Zinédine Zidane a en quelques années, déjà marqué l’histoire du club madrilène ce qui nourrit un peu plus sa légende au Réal Madrid après son immense apport en tant que joueur.

Après avoir effectué l’intégralité de sa carrière de joueuse en tant que défenseuse centrale à l’ASJ Soyaux, Corinne Diacre se lance dans une carrière d'entraîneur dès l’année de sa retraite sportive en 2007. Durant cinq saisons, elle officie sur le banc de son club de toujours, en parallèle d’un poste d’adjointe aux côtés de Bruno Bini en équipe de France féminine. La native de Croix dans le nord de la France est, à tout juste 39 ans, la première femme à être diplômée en France du brevet d'entraîneur de football professionnel (qui permet d’entrainer des équipes de Ligue 1 et Ligue 2). Sa carrière et sa notoriété s'envolent alors rapidement en 2014 lorsque la nouvelle est officialisée par l’état major du Clermont Foot, club qui évolue alors en deuxième division française : Corinne Diacre est la nouvelle entraîneuse de l’équipe masculine professionnelle. Son profil d'entraîneuse aux idées fraîches et novatrices séduit le président clermontois Claude Michy qui la sélectionne parmi les 45 candidatures qu’il a reçues pour le poste. 

Néanmoins, la tâche ne s’annonce pas facile pour la jeune femme puisque le Clermont Foot, qui dispose de l’un des plus faible budget du championnat, est à son arrivée plus habitué à stagner dans les profondeurs du classement qu'aux joies des premières places. 

Mais la coach au tempérament volcanique impose dès le début sa méthode faite de rigueur et de discipline. Avec elle, on ne triche pas ! Les protèges tibias sont rendus obligatoires à l’entraînement pour les joueurs, preuve qu’elle attend d’eux un engagement sans faille et un état d’esprit irréprochable. Et ça marche puisque pour sa première saison, le club résidant au stade Gabriel-Montpied atteint sous les ordres de Corinne Diacre, la 12e place du classement soit l’une des meilleures performances du club depuis 2012. L’ex défenseuse centrale fait même mieux lors de la suivante en pointant à une belle 7e place en fin d’exercice. Une prolongation de son contrat vient alors récompenser son travail en fin d’année. Cerise sur le gâteau, elle est élue meilleure entraîneuse de Ligue 2 en 2015 par l’hebdomadaire référence France Football. 

Après trois ans passés sur un banc de Ligue 2, l’ambitieuse Corinne Diacre aspire à un nouveau projet au crépuscule de la saison 2017. Une fois son départ du Clermont Foot officialisé, elle est nommée sélectionneuse de l’équipe de France féminine et a pour objectif d’emmener son équipe sur le toit du monde lors des prochaines Coupe du Monde avec en ligne de mire celle disputée en 2019 en France. Malheureusement, elle ne parvient pas à passer l’obstacle des favorites américaines en quart de finale de l’édition jouée à domicile. Cependant, le bilan comptable de Diacre à la tête des Bleues est positif. Quatrième nation mondiale à son arrivée en 2017, l’équipe de France pointe désormais à la troisième place mondiale et voit son écart avec la Suède, deuxième au classement, fondre comme neige au soleil. 

Après un sans faute durant la campagne des éliminatoires à l’Euro 2022, Diacre qualifie son équipe pour la compétition estivale disputée dans le pays du football en Angleterre. Son ambition et celle de son équipe sera alors d’apporter un premier titre majeur synonyme de consécration pour une sélection en constante progression depuis son arrivée. 

“Je ne savais pas que pour devenir un jockey, il fallait un jour avoir été cheval.” Voici quelle était la réplique favorite d’Arrigo Sacchi lorsqu’il devait faire face à ses détracteurs qui pensaient que l’on ne pouvait être un grand entraîneur de football sans en avoir été un grand joueur auparavant. En effet, le natif de Fusignano en Italie, défenseur de formation, n’a pas eu la chance de connaître les joies d’une carrière de joueur professionnel. C’est en 1982 qu’il entame sa carrière d’entraîneur professionnel en prenant les rênes d’un modeste club de troisième division italienne (Série C), le Rimini Calcio. Deux ans plus tard, il s’engage avec le club de Parme qui évolue une division au dessus de ce qu’il connaît avec Rimini. Novice dans le métier, il parvient néanmoins à remplir l’objectif prioritaire du club en  maintenant les parmesans en Série B à l’issue de la saison. En 1987, si ses résultats obtenus à la tête de Parme ont un retentissement assez confidentiel au sein du pays à la botte, il est tout de même repéré par un certain Silvio Berlusconi, businessman qui vient de racheter l’AC Milan un an auparavant. Très audacieux, l’homme d’affaires italien n’hésite pas au moment de confier les clefs de son équipe milanaise à Arrigo Sacchi. Une décision qu’il ne regrettera pas. 

Dès le début de son aventure en Lombardie, Sacchi tente d’imposer ses théories et son projet de jeu. S’il n’a pas été un joueur professionnel, il n’en est pas moins un grand connaisseur de football et n’est jamais avare d’idées inédites. A la fin des années 80, alors que le football italien campe sur ses certitudes d’un football défensif, Arrigo Sacchi va imposer son schéma favori du 4-4-2, dans lequel les attaquants seront les premiers défenseurs. Pour lui, l’un de ses principes fondamentaux est que l’équipe doit défendre et attaquer ensemble. Par un pressing très haut et constant, il veut étouffer ses rivaux en récupérant le ballon dans la partie de terrain adverse dès la première relance. Il impose à ses quatre défenseurs d’être constamment alignés ensemble afin de mettre plus facilement hors-jeu les attaquants de l’équipe opposée. Par cette innovation, il rompt avec le principe très prisé par les entraîneurs italiens de l’époque du libéro, ce défenseur placé en couverture derrière les défenseurs de l’équipe et qui oblige par conséquent celle-ci à opter un bloc bas sur le terrain. Néanmoins, ce système de jeu désiré par Sacchi est très énergivore. Afin de préparer ses joueurs au mieux, le précepteur italien les soumet à deux entraînements quotidiens alors qu’ils ne s'entraînaient que quatre fois par semaine jusque-là.

La révolution de Sacchi à dans un premier temps du mal à se faire ressentir au niveau des résultats de l’équipe. Il devra plusieurs fois être confirmé auprès de ses détracteurs par son président Berlusconi, sûr de son choix avec le mage de Fusignano. Sacchi a toujours eu pour habitude de privilégier le collectif à l’individuel. Ainsi, il base son recrutement de joueurs sur les personnalités et les caractères de ces derniers, prêts à se sacrifier pour le rendement de l’équipe. Il s’appuie sur sa bande d’italiens composé de Maldini, Ancelotti ou encore le capitaine Baresi. Mais également sur ses trois stars bataves en la personne de Gullit, Van Basten et Rijkaard pour enlever ses premiers trophées majeurs. En 1988, le Milan de Sacchi est champion d’Italie. Les deux saisons suivantes, le technicien Italien parvient à remporter la troisième et quatrième Ligue des Champions de l’histoire des rossoneri en venant respectivement à bout du Steaua Bucarest au Camp Nou et du Benfica Lisbonne au stade Ernst Happel de Vienne. Ses stars néerlandaises se partageront les honneurs du Ballon d’Or entre 87 et 89. 
Auréolé de ces succès, il prend ensuite la tête de la sélection nationale Italienne qu’il mène jusqu’à la finale de la Coupe du Monde 1994. Bien que n’ayant jamais joué au plus haut niveau, l’entraîneur Arrigo Sacchi aura réussi à se faire une place d’honneur dans le football Italien. Claudio Ranieri, autre légende du football italien, déclare à son sujet en 2016 : “Arrigo Sacchi est arrivé et il a tout changé. C’est lui qui a permis au football italien de prendre un nouveau virage et de s’ouvrir à un jeu offensif.” Le mage aura aussi inspiré ces entraîneurs qui, comme lui, n'ont pas de grande expérience de joueur, mais qui ont eu la possibilité d’exprimer leurs idées au plus haut niveau à l'image des portugais José Mourinho ou encore Léonardo Jardim.

Né en Argentine en 1916, Helenio Herrera Gavilan traverse rapidement l’Atlantique avec ses parents pour rejoindre le Maroc dans un premier temps puis la France. C’est d’ailleurs sur le Vieux Continent que le défenseur argentin effectue la majeure partie de sa carrière somme toute modeste en termes de titres glanés. Retiré des terrains en 1945, Herrera entame sa seconde carrière dans le football en prenant les rênes du Stade Français pendant trois saisons. Durant ces premières années passées à la tête d’un club, il échoue de peu à apporter un premier trophée au club francilien lorsqu’il amène l’équipe jusqu’en demie finale de la coupe nationale. En 1948, celui qui a été naturalisé français franchit les Pyrénées en rejoignant le Réal Valladolid. Le début de sa carrière internationale et sa moisson de trophée peut alors commencer. 

En Espagne, il entraîne succinctement en 14 ans l’Atlético de Madrid, Malaga, le Déportivo La Corogne puis le FC Séville puis le FC Barcelone avant d’être nommé à la tête de la sélection ibérique. Son impressionnant CV lui permet d'être recruté en 1960 par le géant italien de l’Inter Milan. C’est dans le club lombard que la carrière du tacticien franco-argentin va réellement exploser. En huit saisons sur le banc milanais, il impose son style de jeu basé sur une impressionnante discipline défensive. C’est d’ailleurs sous la houlette de l’entraîneur Herrera que l’équipe fut surnommée par les observateurs Grande Inter tant les résultats étaient impressionnants. Il a pensé et inventé son système en 3-2-2-3 de manière à ce que la disposition des joueurs sur le terrain forme la lettre “M” en phase défensive et “W” pour les offensifs. Son principe de pyramide inversée fait des merveilles : durant son aventure en Lombardie, il empoche plusieurs titres de champions d’Italie et deux Ligue des Champions, ce qui lui vaut le surnom de Signore Mister de la part de ses joueurs. L’Inter était très redoutée au point même d’être considérée comme la meilleure du monde durant les années Herrera. 

Le système mis en place par le tacticien est appelé le Catenaccio ce qui signifie le verrou. Son plan de jeu, fondé sur la rigueur de ses bases arrières, est encore aujourd'hui très ancré dans le football italien. Le terme de catenaccio était pourtant un terme auquel il ne goûtait guère puisqu’il refusait de se voir assimilé une étiquette d'entraîneur au profil défensif. Copié par d'innombrables entraîneurs, Herrera rompt avec les idées de son époque plutôt portées sur l’offensive à outrance au détriment de la solidité défensive.    

Helenio Herrera était un pragmatique. Avec lui très peu de place pour les facéties et les dribbles sans réel apport à la progression du jeu vers l'avant. À la récupération du ballon, ses ailiers étaient sommés de vite se porter en direction du but adverse pour profiter du déséquilibre lié à la contre attaque. C’est d’ailleurs sous Herrera que naît le terme de “couloir” pour évoquer les joueurs évoluant sur la latéralité du terrain. 

Au-delà de l’aspect tactique, Herrera a révolutionné l’entraînement dit invisible des joueurs. Durant ses différents mandats, il a insisté sur l’impact de l'alimentation chez le footballeur. Il fut l’un des premiers à penser qu’une hygiène de vie irréprochable (sommeil réparateur, récupération longue, réduction des activités extra-sportives…)  était indispensable pour performer sur le terrain. La préparation mentale à été également l’un des éléments moteur de son programme d’entraînement notamment en donnant une grande importance au concept de la mise au vert pour ses joueurs et le staff avant les rencontres.

Disparu en 1997, Helenio Herrera a profondément révolutionné le métier d’entraîneur. Il est considéré par ses pairs comme l'un des plus grands techniciens de l’histoire de son sport par l'efficacité et la pérennité de son projet de jeu.

Certains anciens pratiquant de la discipline admettent parfois sans détour être habité d’une détermination supplémentaire au moment de revêtir les couleurs de la sélection nationale. Cette dernière permettrait de se surpasser une fois que l’hymne du pays en question a résonné dans tout le stade. Véritable libération pour les uns, motivation boostée pour d'autres, honneur ultime pour tous, l’histoire de chacun avec la sélection nationale n’est jamais neutre. C'est encore plus le cas pour Pia Sundhage, feu attaquante de l’équipe de Suède, reconvertie entraîneuse à succès des plus grandes sélections de football féminin. 

L’histoire de Pia avec les sélections commence en 1975 lorsqu’à l’âge de 15 ans l’attaquante intègre pour la première fois l’équipe de Suède. Sacrée Championne d’Europe 1984 avec son pays, elle termine le tournoi en tête du classement des buteurs. Un premier titre majeur qui en appellera d’autres en tant qu’entraîneuse lorsque sa carrière de joueuse prend fin en 1996. 

Après une première expérience au sein du championnat suédois en tant qu’adjointe, Pia est de nouveau attirée par la sélection nationale puisqu’elle est recrutée par l’équipe de Chine pour être l’assistante de sa compatriote Marika Domanski-Lyfors lors de la Coupe du Monde qui se déroule à domicile en 2007. À l’issue de la compétition planétaire, la carrière d’entraîneuse de Pia prend un tout autre virage puisqu’elle est nommée à la tête de l’équipe américaine, l’une des meilleures sélections au monde. C’est avec cette équipe que la manageuse suédoise va remporter ses plus beaux titres en remportant, une première fois, l’Or Olympique à Pékin en 2008, puis une seconde fois lors des jeux suivants organisés à Londres en 2012. Avant cette performance dans la capitale anglaise, Pia Sundhage était parvenu à hisser son équipe des USA jusqu’en finale de la coupe du monde 2011, une première inédite pour les américaines depuis 1999. En finale, ces dernières avaient échoué face aux japonaises dans une finale haletante perdue aux tirs au but. À Londres toujours, l’équipe emmenée par la sélectionneuse suédoise avait réussi à laver l’affront et à prendre leur revanche en battant ces mêmes japonaises en finale olympique sur le score de 2 buts à 1 en leur faveur. 

À l’issue de cette olympiade, Pia décide de se mettre en quête d’un nouveau défi en s’engageant avec la sélection de son pays natal, la Suède. Elle quitte les États Unis avec un ratio impressionnant de 85,5% de matchs gagnés au cours des 5 années passées à la tête de l’équipe ! En prenant la décision d’entraîner la Suède, Pia Sundhage réalise de son propre aveu “un rêve de toujours”, même si elle sait que l’équipe dispose de joueuses aux qualités intrinsèques moindre que celle des États Unis. Qu’importe, Pia parvient à Rio en 2016 à offrir une belle médaille d’argent à son pays en éliminant même en quarts de finale les États Unis. La Suède s'incline de justesse en finale battue par l’Allemagne. Élue meilleure entraîneuse féminin cette année-là par la FIFA, Pia Sundhage quitte néanmoins la sélection suédoise après 39 matchs à la diriger. Depuis 2019, elle a pour mission d’étoffer le palmarès de l’équipe nationale du Brésil sur la scène continentale et internationale. 

Pia Sundhage est une entraîneuse réputée pour son style pragmatique. Elle connaît le potentiel de ses joueuses et essaye d’en tirer le maximum. Elle ajuste son plan de jeu en fonction des forces vives dont elle dispose et de l’adversaire qui lui fait face. Néanmoins, la suédoise a toujours voulu s’appuyer sur la solidité de sa colonne vertébrale composée de ses défenseuses et de sa gardienne de but. Lorsque Pia entraînait l’équipe américaine, elle savait pertinemment qu’à tout moment ses individualités pouvaient faire la différence par l’intermédiaire de coups d’éclats. Avec l’équipe de Suède puis avec celle du Brésil, son vivier de joueuses capable de faire basculer un match à elles toutes seules n’est peut être pas toujours aussi fourni. C’est pourquoi elle insiste sur une grande solidarité défensive et la capacité à répéter les courses à haute intensité pour tenir le score sur l’intégralité de la partie. L’un de ses systèmes de jeu favori à longtemps été le 4-5-1 avec deux lignes défensives très rapprochées afin d'être le plus imperméable possible. À la récupération du ballon et profitant de la déstabilisation du bloc adverse, l'attaquante de pointe était alors très rapidement lancée en profondeur vers le but opposé pour tenter de scorer.

Alex Ferguson voit le jour en 1941 dans un quartier de Glasgow en Écosse. Attaquant de formation, il fait ses gammes au Queen’s Park FC avec lesquels il fait ses débuts à l’âge de 16 ans. Après diverses expériences exclusives au championnat écossais, évoluant notamment chez les Rangers, il stoppe sa carrière de joueur en 1974. L’année suivante, à 32 ans, il est nommé manager d’un petit club basé à Falkirk. Le début d’une grande histoire entre Alex et le métier d’entraîneur.

Ferguson s’engage ensuite à St Mirren où son projet de jeu porté vers l’offensive fera éclore quelques jeunes talents locaux. Quatre ans plus tard, il rejoint un club plus prestigieux en signant à Aberdeen, écurie qui se mêle souvent à la lutte pour le titre de champion d'Écosse. Si le technicien britannique connaît des débuts compliqués du côté du Pittodrie Stadium, il remporte le championnat au cours de sa deuxième saison devançant les deux géants du Celtic et des Rangers pour la première fois depuis 15 ans. Jamais l’équipe d’Aberdeen ne s’était aussi bien comportée au niveau des résultats que depuis l’arrivée de Ferguson à sa tête. Auréolé de plusieurs autres titres avec les Dandies, Ferguson à l’embarras du choix au moment de choisir la prochaine étape de sa carrière d’entraîneur. En 1986, il rejoint les Red Devils de Manchester United, qui pointent alors à une inquiétante avant-dernière place en championnat d’Angleterre. 

Très vite, il parvient à insuffler une nouvelle dynamique à ses joueurs qui finissent cette saison là à la onzième place du classement. Bien qu’il finisse la saison suivante à la deuxième place du classement, les supporters mancuniens d’Old Trafford demandent son départ en fin d’année 1988, lassés par les résultats décevants de leur équipe favorite. Heureusement pour eux et pour le club, les dirigeants en place ne l'entendent pas de cette oreille. En effet, Manchester United remporte quelques mois plus tard la FA Cup à Wembley, premier titre majeur de l’entraîneur écossais chez les mancuniens. Mieux encore en 1993, lorsqu’après 26 ans de disette, le club est sacré Champion d’Angleterre avec à sa tête Ferguson, élu meilleur entraîneur de l’année. Les années 1994 et 1996 resteront gravées dans la mémoire du tacticien écossais qui remporte le doublé coupe-championnat avec les Red Devils.

Ferguson n’hésite pas à lancer les jeunes joueurs dans le grand bain. Il estime pouvoir tout gagner avec ces jeunes qui émergent tels que les frères Neville, Ryan Giggs, Paul Scholes ou encore David Beckham. Cette brillante génération sera d’ailleurs baptisée les Fergie’s Fledglings par les observateurs. L'année 1999 est celle de la consécration pour le coach Ferguson qui soulève d’abord une FA Cup face aux Magpies de Newcastle puis un cinquième titre de Champion d’Angleterre avant de remporter au terme d’un incroyable scénario sa première ligue des champions en venant à bout, au Camp Nou, du Bayern Munich dans le temps additionnel. 

Le début des années 2000 sera celui de la transition pour Sir Alex (il a été anobli par la Reine d’Angleterre à l’issue de l’année 1999), qui décide de procéder à quelques changements au sein de son effectif. Il recrute plusieurs joueurs stars comme l’attaquant néerlandais Van Nistelrooy ou le français Fabien Barthez pour garder les cages mancuniennes. Ces bouleversements ne perturbent en aucun cas l’équilibre du club qui remporte à nouveau le championnat. 

En 2004, le visionnaire écossais recrute un certain Cristiano Ronaldo dans ses rangs, un jeune portugais formé au Sporting Lisbonne, puis Wayne Rooney prometteur attaquant en provenance d’Everton. Par ces recrutements, Ferguson assure l’avenir de Manchester United. Le portugais est en effet le joueur qui offre la seconde Ligue des Champions à Ferguson en 2008 au stade Loujniki de Moscou. En 2009, Ferguson remporte son onzième titre de champion d’Angleterre, le troisième de suite. Il devient le premier entraîneur de l’histoire du football anglais à remporter, à deux reprises, le championnat trois fois d’affilés. 

En 2011, plusieurs des anciens joueurs lancés par l’écossais comme Paul Scholes ou Gary Neville prennent leur retraite. C’est une page qui se tourne pour le technicien qui dispute cette année-là le 1000è match de sa carrière sur le banc mancunien ! Le glas sonne pour lui en 2013 lorsqu’il indique à la presse avoir pris la décision d’arrêter à la fin de la saison. Plusieurs personnalités, y compris le Premier Ministre britannique de l’époque, David Cameron lui rendent l’hommage qu’il mérite. 


Dans son livre Manager pour Gagner, Ferguson écrit que son job était “de faire comprendre que l’impossible était possible”. C’est ainsi qu’il inculque à ses joueurs le fait de ne jamais rien lâcher au cours d’un match. En témoigne, l’équipe mancunienne était particulièrement redoutée par ses adversaires lors du Fergie Time, qui décrit le dernier quart d’heure ou les dernières minutes du temps additionnel au cours desquelles les joueurs parvenaient à faire la différence. Tout au long de sa fidèle aventure chez les Red Devils, Ferguson a su adapter son style en fonction des époques qu’il traversait et des joueurs qu’il avait à sa disposition. Considéré comme un père par certains d’entre eux, Sir Alex accordait beaucoup d’importance à l’affect et au management de son équipe. Fort d’une longévité exceptionnelle de 26 ans sur le banc mancunien, il est incontestablement l’une des légendes que le football ait connu à ce poste.

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