Matchs Football

Que serait le football sans ses arbitres ? S’ils sont parfois décriés pour leurs décisions par certains, les “hommes en noirs” ne sont pas moins indispensables au bon déroulé du jeu. Dans l’histoire de l’arbitrage, un homme retient particulièrement l’attention des amoureux du ballon rond tant par son charisme que par son autorité juste et sans faille au sein du fameux carré vert. Cet homme, c’est l’emblématique arbitre italien Pierluigi Collina. 

Le Bolonais à d’abord l’espoir d’embrasser une carrière de footballeur et de défenseur central quant à 17 ans, il s’inscrit à une formation d’arbitrage sur les conseils d’un de ses amis. Dès lors, le sifflet ne va plus quitter ses mains puisqu’il connaît une ascension fulgurante en arbitrant rapidement des matchs de troisième division italienne. À 24 ans, sa carrière d’arbitre prend du plomb dans l’aile lorsqu’il est suspendu trois mois par la fédération italienne. Une période qu’il a très mal vécu selon lui et qui lui a permis de se forger le caractère impassible qu’on lui connaît, notamment auprès des joueurs. Après avoir été finalement réintégré par les instances, il est autorisé à arbitrer de nouveau et commence à diriger des rencontres de première et deuxième division italienne. 

Tout aussi rapidement, il est intégré par la FIFA comme arbitre international et commence en 1995 à être désigné sur des rencontres de Coupe Intertoto puis de Ligue des Champions. Arbitre de la finale des jeux olympiques 1996 entre l’Argentine et le Nigéria, il siffle en 1999 le dénouement de la finale de la Ligue des Champions entre Manchester United et le Bayern Munich au Camp Nou de Barcelone. L’année 2002 est celle de la consécration ultime pour un arbitre puisque Collina est chargé de départager les débats de la finale de Coupe du Monde qui voit le Brésil triompher de l’Allemagne au stade de Yokohama au Japon. Fort de ses performances sans fioritures, il est de nouveau choisi par l’UEFA pour arbitrer la légendaire finale de la Ligue des Champions 2003 qui oppose le Real Madrid à Manchester United. Bien que défait ce soir-là, l'entraîneur mancunien Alex Ferguson salue la performance de l’arbitre italien en lui offrant même le maillot de David Beckham après la rencontre. 

Pierluigi Collina est considéré par ses pairs et par les acteurs du monde du football comme l’un des meilleurs arbitres de tous les temps. L’International Federation of Football History & Statistics (IFFHS) lui décerne d’ailleurs le prix du meilleur arbitre chaque année entre 1998 et 2003 ce qui constitue un record. Grâce à son charisme et sa prestance, Collina savait se faire respecter sur le terrain auprès des plus grands joueurs. Son autorité naturelle et sa faculté à ne pas commettre d’erreurs notables lors des rencontres qu’il dirigeait contribue à sa starification. Peu d’autres arbitres ont pour le moment eu la même aura que celle du géant bolonais qui décide de ranger le sifflet au crépuscule de la saison 2005. Intégré en 2011 au Hall of Fame du football italien, Pierluigi Collina avait pour habitude de parcourir entre 8 et 10 kilomètres par rencontre arbitrée. Durant chacune d’elle, il réalise en moyenne plus de 200 interventions, preuve de la difficulté de tenir un match pour les garants du bon déroulé de la rencontre.  

C’est en 1966 en Angleterre que naît Jill Ellis dont le père est officier au sein de la Royal Navy. Bien que le pays soit le berceau du football, elle ne manie que très peu le ballon rond durant ses années passées au Royaume. Ce n’est qu’en 1981, lorsqu’elle et sa famille emménagent outre Atlantique, que l’occasion de manier le cuir lui est donnée. Même si elle est une joueuse épanouie au sein de son équipe universitaire de William & Mary, c’est vers le métier d'entraîneur que se prononce rapidement l'intérêt de Jill. Ainsi, la jeune anglaise fait ses gammes au sein de plusieurs équipes universitaires avec lesquelles elle obtient à chaque fois des résultats probants : en 14 ans, son bilan personnel est de 248 victoires, 14 matchs nuls et 63 défaites ! 

Son curriculum vitae ne passe pas inaperçu au sein de la fédération américaine qui lui propose le poste d’entraîneur principal de l’équipe nationale féminine des moins de 21 ans. Le début d’une longue et riche histoire d’amour entre Jill Ellis et la team USA. Près de huit ans après son intronisation dans les équipes jeunes, la britannique est choisie par la légendaire Pia Sundhage pour être son adjointe dès les jeux Olympiques 2008 disputés à Pékin. À ce poste, elle accompagne la sélection américaine et Pia Sundhage tout en haut de l’Olympe puisqu’elles décrochent ensemble l’Or Olympique en 2008 et en 2012. À l’issue de cette dernière compétition, la sélectionneuse suédoise en poste démissionne pour prendre les rênes d’une autre équipe nationale. En 2014, Ellis à alors le privilège de prendre les commandes de la sélection américaine. Surnommée la “dame de fer” par les médias locaux en raison de son origine et de son style basé sur la rigueur de ses entraînements, Jill Ellis a pour objectif de conquérir lors de la Coupe du Monde 2015, un troisième titre planétaire dans l’histoire de la sélection. 

Une mission qu’elle remplit avec brio puisque le 5 juillet à Vancouver, l’équipe des États Unis est officiellement championne du Monde après sa victoire contre les tenantes du titre japonaise. Les débuts idylliques de Jill seront quelque peu ternis l’année suivante lorsqu’elle et son équipe se font sortir dès les quarts de finale des jeux Olympiques de Rio par la Suède de son ancienne collègue Pia Sundhage. Mais la coach anglaise a de la ressource et elle est surtout déterminée à conquérir de nouveaux titres avec son équipe qu’elle cherche constamment à faire progresser. Peu avant le Mondial 2019, elle déclarait à propos de sa méthode de management : “Mon objectif, c’est de mettre chaque jour les filles en difficulté mentalement et physiquement. Elles pourraient souffrir voire échouer. Mais cela les forcera à puiser au plus profond d’elles”. 

Une méthode qui semble fonctionner puisque accompagnée de ses cadres comme Hope Solo, Megan Rapinoe ou encore Alex Morgan, Jill Ellis et la team USA sont de nouveau sacrés Championne du Monde en France après une victoire maîtrisée en finale face aux Pays-Bas. Avec cette nouvelle ligne à son palmarès, Jill devient la première entraîneuse de l’histoire à remporter consécutivement deux titres mondiaux. Naturalisée américaine, la cheffe d’orchestre Jill Ellis est l’une des coachs les plus titrées de l’histoire du football féminin. Forte de ses résultats, elle est nommée en 2015 et 2019 entraîneuse FIFA de l’année. 

Après son départ de la sélection en 2019, celle qui restera comme l’une des légendes du sport américain et planétaire s’engage auprès de la FIFA pour promouvoir le football féminin à travers le monde.

Il y en a certains dans ce monde à qui tout réussi et rien ne résiste. Certains qui surnagent par leur génie et leur éclat dans leurs domaines respectifs. Des extraterrestres du ballon rond qui paraissent sans failles, dépassant sans cesse les limites d’une pratique dans laquelle ils s’inscrivent en légende. C’est le cas de Zinédine Zidane dans le football. S’il va sans dire que la carrière de joueur du héros français est déjà tout bonnement exceptionnelle, celle qu’il entame ensuite en tant qu’entraineur principal n’est certainement pas en reste par rapport à la première.   

Le Ballon d’Or 1998 décide de ranger les crampons en 2006, après une finale de Coupe du Monde disputée face à l’Italie. Il choisit alors dans un premier de couper les ponts et de prendre du recul avec ce monde sans répit du football dans lequel il s’est épanoui durant plus d’une vingtaine d’années. Mais Zizou ne peut trop s’éloigner de ce pour quoi il est fait et décide de “replonger” en entamant une formation en France pour passer les diplômes d’entraîneur professionnel. C’est en 2014 qu’il décroche alors le précieux sésame qui lui permet désormais de prendre en main une équipe professionnelle. Le natif de Marseille se dit particulièrement influencé par l’intégralité des entraîneurs de football qu’il a côtoyé tout au long de sa carrière en prenant chez chacun d’entre eux une caractéristique qui forgera son style futur. 

À l’instar de son style de joueur, le projet imaginé par Zinédine Zidane est un jeu porté vers l’avant, dans un schéma disposé en 4-3-3 où le numéro 10, poste auquel il évoluait, a bien sûr une importance déterminante dans la création. Dès son diplôme validé, l’ex numéro 5 de la casa blanca devient au Réal Madrid adjoint du maître italien Carlo Ancelotti. Son rôle est avant tout d’assurer le lien entre les joueurs et le staff en place. De par son charisme et sa carrière de footballeur, Zidane est très respecté par les joueurs qui n’hésitent pas à se confier à lui et à mettre en application les différents conseils qu’il leur partage. 

La saison suivante, il est nommé coach principal de la Castilla du Real Madrid, soit l’équivalent de l’équipe réserve qui évolue au troisième échelon du football espagnol. Il dispute deux saisons à la tête de l’équipe jusqu’au 4 janvier 2016, date de son véritable envol en tant qu’entraîneur. En effet, l’équipe première du Real Madrid traverse une période compliquée et les résultats obtenus ne sont pas ceux espérés par les dirigeants du club. Rafael Benitez, chargé de l’équipe jusqu’alors est remplacé. À sa place, ces derniers décident de lancer dans le grand bain Zinédine Zidane, choix plébiscité par les supporters des Merengue. Avec Zizou, les progrès de l’équipe peinent tout d’abord à se faire ressentir. Néanmoins, il réussit un premier exploit significatif en allant battre le grand rival Barcelone sur son terrain quelques mois après son intronisation à la tête de l’équipe. Une performance qui met un terme à 39 matchs consécutifs d’invincibilité du rival catalan face au Réal Madrid. De quoi mettre du baume au cœur des supporters et conforter l’idée qu’il est bel et bien l’homme de la situation. 

Cette même saison, il offre six mois après son arrivée, la onzième Ligue des Champions de l’histoire du Real Madrid en battant l’Atlético de Madrid en finale à San Siro. L'année d'après, lui et son équipe parviennent à battre le record d’invincibilité en championnat d’Espagne (40 matchs sans défaite à la suite !) établi par le FC Barcelone la saison précédente. Ces bons résultats permettent au club de remporter le titre de champion d’Espagne. Le 3 juin 2016, Zizou devient le premier entraîneur à remporter deux fois de suite la Ligue des Champions lorsque son équipe ne fait qu’une bouchée de la Juventus Turin en finale à Cardiff. Mieux encore, il remporte la compétition continentale une troisième fois face à Liverpool au Stade Olympique de Kiev, faisant de lui l’un des entraîneurs les plus titrés de l’histoire de cette compétition. 

Après ces trois exercices intenses, il décide de quitter son poste d’entraîneur de l’un des plus grands clubs du monde afin d’observer une période de repos bien méritée. Il revient un an et demi plus tard sur le banc du Réal en affirmant ne pas avoir su dire “non” au président Pérez lorsqu’il lui a demandé d’apporter son aide au club en mal de résultats. Il quitte de nouveau le club en 2021 non sans avoir remporté un nouveau titre de champion d’Espagne, le 34ème de l’histoire du club. 

Le style Zidane s’appuie sur les excellents rapports qu’il a avec l’ensemble de ses joueurs. puisque son aura lui permet d’obtenir facilement la confiance de ces derniers. Auréolé de plusieurs titres majeurs dès ses premières années en tant qu’entraîneur, Zinédine Zidane a en quelques années, déjà marqué l’histoire du club madrilène ce qui nourrit un peu plus sa légende au Réal Madrid après son immense apport en tant que joueur.

Après avoir effectué l’intégralité de sa carrière de joueuse en tant que défenseuse centrale à l’ASJ Soyaux, Corinne Diacre se lance dans une carrière d'entraîneur dès l’année de sa retraite sportive en 2007. Durant cinq saisons, elle officie sur le banc de son club de toujours, en parallèle d’un poste d’adjointe aux côtés de Bruno Bini en équipe de France féminine. La native de Croix dans le nord de la France est, à tout juste 39 ans, la première femme à être diplômée en France du brevet d'entraîneur de football professionnel (qui permet d’entrainer des équipes de Ligue 1 et Ligue 2). Sa carrière et sa notoriété s'envolent alors rapidement en 2014 lorsque la nouvelle est officialisée par l’état major du Clermont Foot, club qui évolue alors en deuxième division française : Corinne Diacre est la nouvelle entraîneuse de l’équipe masculine professionnelle. Son profil d'entraîneuse aux idées fraîches et novatrices séduit le président clermontois Claude Michy qui la sélectionne parmi les 45 candidatures qu’il a reçues pour le poste. 

Néanmoins, la tâche ne s’annonce pas facile pour la jeune femme puisque le Clermont Foot, qui dispose de l’un des plus faible budget du championnat, est à son arrivée plus habitué à stagner dans les profondeurs du classement qu'aux joies des premières places. 

Mais la coach au tempérament volcanique impose dès le début sa méthode faite de rigueur et de discipline. Avec elle, on ne triche pas ! Les protèges tibias sont rendus obligatoires à l’entraînement pour les joueurs, preuve qu’elle attend d’eux un engagement sans faille et un état d’esprit irréprochable. Et ça marche puisque pour sa première saison, le club résidant au stade Gabriel-Montpied atteint sous les ordres de Corinne Diacre, la 12e place du classement soit l’une des meilleures performances du club depuis 2012. L’ex défenseuse centrale fait même mieux lors de la suivante en pointant à une belle 7e place en fin d’exercice. Une prolongation de son contrat vient alors récompenser son travail en fin d’année. Cerise sur le gâteau, elle est élue meilleure entraîneuse de Ligue 2 en 2015 par l’hebdomadaire référence France Football. 

Après trois ans passés sur un banc de Ligue 2, l’ambitieuse Corinne Diacre aspire à un nouveau projet au crépuscule de la saison 2017. Une fois son départ du Clermont Foot officialisé, elle est nommée sélectionneuse de l’équipe de France féminine et a pour objectif d’emmener son équipe sur le toit du monde lors des prochaines Coupe du Monde avec en ligne de mire celle disputée en 2019 en France. Malheureusement, elle ne parvient pas à passer l’obstacle des favorites américaines en quart de finale de l’édition jouée à domicile. Cependant, le bilan comptable de Diacre à la tête des Bleues est positif. Quatrième nation mondiale à son arrivée en 2017, l’équipe de France pointe désormais à la troisième place mondiale et voit son écart avec la Suède, deuxième au classement, fondre comme neige au soleil. 

Après un sans faute durant la campagne des éliminatoires à l’Euro 2022, Diacre qualifie son équipe pour la compétition estivale disputée dans le pays du football en Angleterre. Son ambition et celle de son équipe sera alors d’apporter un premier titre majeur synonyme de consécration pour une sélection en constante progression depuis son arrivée. 

“Je ne savais pas que pour devenir un jockey, il fallait un jour avoir été cheval.” Voici quelle était la réplique favorite d’Arrigo Sacchi lorsqu’il devait faire face à ses détracteurs qui pensaient que l’on ne pouvait être un grand entraîneur de football sans en avoir été un grand joueur auparavant. En effet, le natif de Fusignano en Italie, défenseur de formation, n’a pas eu la chance de connaître les joies d’une carrière de joueur professionnel. C’est en 1982 qu’il entame sa carrière d’entraîneur professionnel en prenant les rênes d’un modeste club de troisième division italienne (Série C), le Rimini Calcio. Deux ans plus tard, il s’engage avec le club de Parme qui évolue une division au dessus de ce qu’il connaît avec Rimini. Novice dans le métier, il parvient néanmoins à remplir l’objectif prioritaire du club en  maintenant les parmesans en Série B à l’issue de la saison. En 1987, si ses résultats obtenus à la tête de Parme ont un retentissement assez confidentiel au sein du pays à la botte, il est tout de même repéré par un certain Silvio Berlusconi, businessman qui vient de racheter l’AC Milan un an auparavant. Très audacieux, l’homme d’affaires italien n’hésite pas au moment de confier les clefs de son équipe milanaise à Arrigo Sacchi. Une décision qu’il ne regrettera pas. 

Dès le début de son aventure en Lombardie, Sacchi tente d’imposer ses théories et son projet de jeu. S’il n’a pas été un joueur professionnel, il n’en est pas moins un grand connaisseur de football et n’est jamais avare d’idées inédites. A la fin des années 80, alors que le football italien campe sur ses certitudes d’un football défensif, Arrigo Sacchi va imposer son schéma favori du 4-4-2, dans lequel les attaquants seront les premiers défenseurs. Pour lui, l’un de ses principes fondamentaux est que l’équipe doit défendre et attaquer ensemble. Par un pressing très haut et constant, il veut étouffer ses rivaux en récupérant le ballon dans la partie de terrain adverse dès la première relance. Il impose à ses quatre défenseurs d’être constamment alignés ensemble afin de mettre plus facilement hors-jeu les attaquants de l’équipe opposée. Par cette innovation, il rompt avec le principe très prisé par les entraîneurs italiens de l’époque du libéro, ce défenseur placé en couverture derrière les défenseurs de l’équipe et qui oblige par conséquent celle-ci à opter un bloc bas sur le terrain. Néanmoins, ce système de jeu désiré par Sacchi est très énergivore. Afin de préparer ses joueurs au mieux, le précepteur italien les soumet à deux entraînements quotidiens alors qu’ils ne s'entraînaient que quatre fois par semaine jusque-là.

La révolution de Sacchi à dans un premier temps du mal à se faire ressentir au niveau des résultats de l’équipe. Il devra plusieurs fois être confirmé auprès de ses détracteurs par son président Berlusconi, sûr de son choix avec le mage de Fusignano. Sacchi a toujours eu pour habitude de privilégier le collectif à l’individuel. Ainsi, il base son recrutement de joueurs sur les personnalités et les caractères de ces derniers, prêts à se sacrifier pour le rendement de l’équipe. Il s’appuie sur sa bande d’italiens composé de Maldini, Ancelotti ou encore le capitaine Baresi. Mais également sur ses trois stars bataves en la personne de Gullit, Van Basten et Rijkaard pour enlever ses premiers trophées majeurs. En 1988, le Milan de Sacchi est champion d’Italie. Les deux saisons suivantes, le technicien Italien parvient à remporter la troisième et quatrième Ligue des Champions de l’histoire des rossoneri en venant respectivement à bout du Steaua Bucarest au Camp Nou et du Benfica Lisbonne au stade Ernst Happel de Vienne. Ses stars néerlandaises se partageront les honneurs du Ballon d’Or entre 87 et 89. 
Auréolé de ces succès, il prend ensuite la tête de la sélection nationale Italienne qu’il mène jusqu’à la finale de la Coupe du Monde 1994. Bien que n’ayant jamais joué au plus haut niveau, l’entraîneur Arrigo Sacchi aura réussi à se faire une place d’honneur dans le football Italien. Claudio Ranieri, autre légende du football italien, déclare à son sujet en 2016 : “Arrigo Sacchi est arrivé et il a tout changé. C’est lui qui a permis au football italien de prendre un nouveau virage et de s’ouvrir à un jeu offensif.” Le mage aura aussi inspiré ces entraîneurs qui, comme lui, n'ont pas de grande expérience de joueur, mais qui ont eu la possibilité d’exprimer leurs idées au plus haut niveau à l'image des portugais José Mourinho ou encore Léonardo Jardim.

Né en Argentine en 1916, Helenio Herrera Gavilan traverse rapidement l’Atlantique avec ses parents pour rejoindre le Maroc dans un premier temps puis la France. C’est d’ailleurs sur le Vieux Continent que le défenseur argentin effectue la majeure partie de sa carrière somme toute modeste en termes de titres glanés. Retiré des terrains en 1945, Herrera entame sa seconde carrière dans le football en prenant les rênes du Stade Français pendant trois saisons. Durant ces premières années passées à la tête d’un club, il échoue de peu à apporter un premier trophée au club francilien lorsqu’il amène l’équipe jusqu’en demie finale de la coupe nationale. En 1948, celui qui a été naturalisé français franchit les Pyrénées en rejoignant le Réal Valladolid. Le début de sa carrière internationale et sa moisson de trophée peut alors commencer. 

En Espagne, il entraîne succinctement en 14 ans l’Atlético de Madrid, Malaga, le Déportivo La Corogne puis le FC Séville puis le FC Barcelone avant d’être nommé à la tête de la sélection ibérique. Son impressionnant CV lui permet d'être recruté en 1960 par le géant italien de l’Inter Milan. C’est dans le club lombard que la carrière du tacticien franco-argentin va réellement exploser. En huit saisons sur le banc milanais, il impose son style de jeu basé sur une impressionnante discipline défensive. C’est d’ailleurs sous la houlette de l’entraîneur Herrera que l’équipe fut surnommée par les observateurs Grande Inter tant les résultats étaient impressionnants. Il a pensé et inventé son système en 3-2-2-3 de manière à ce que la disposition des joueurs sur le terrain forme la lettre “M” en phase défensive et “W” pour les offensifs. Son principe de pyramide inversée fait des merveilles : durant son aventure en Lombardie, il empoche plusieurs titres de champions d’Italie et deux Ligue des Champions, ce qui lui vaut le surnom de Signore Mister de la part de ses joueurs. L’Inter était très redoutée au point même d’être considérée comme la meilleure du monde durant les années Herrera. 

Le système mis en place par le tacticien est appelé le Catenaccio ce qui signifie le verrou. Son plan de jeu, fondé sur la rigueur de ses bases arrières, est encore aujourd'hui très ancré dans le football italien. Le terme de catenaccio était pourtant un terme auquel il ne goûtait guère puisqu’il refusait de se voir assimilé une étiquette d'entraîneur au profil défensif. Copié par d'innombrables entraîneurs, Herrera rompt avec les idées de son époque plutôt portées sur l’offensive à outrance au détriment de la solidité défensive.    

Helenio Herrera était un pragmatique. Avec lui très peu de place pour les facéties et les dribbles sans réel apport à la progression du jeu vers l'avant. À la récupération du ballon, ses ailiers étaient sommés de vite se porter en direction du but adverse pour profiter du déséquilibre lié à la contre attaque. C’est d’ailleurs sous Herrera que naît le terme de “couloir” pour évoquer les joueurs évoluant sur la latéralité du terrain. 

Au-delà de l’aspect tactique, Herrera a révolutionné l’entraînement dit invisible des joueurs. Durant ses différents mandats, il a insisté sur l’impact de l'alimentation chez le footballeur. Il fut l’un des premiers à penser qu’une hygiène de vie irréprochable (sommeil réparateur, récupération longue, réduction des activités extra-sportives…)  était indispensable pour performer sur le terrain. La préparation mentale à été également l’un des éléments moteur de son programme d’entraînement notamment en donnant une grande importance au concept de la mise au vert pour ses joueurs et le staff avant les rencontres.

Disparu en 1997, Helenio Herrera a profondément révolutionné le métier d’entraîneur. Il est considéré par ses pairs comme l'un des plus grands techniciens de l’histoire de son sport par l'efficacité et la pérennité de son projet de jeu.

Certains anciens pratiquant de la discipline admettent parfois sans détour être habité d’une détermination supplémentaire au moment de revêtir les couleurs de la sélection nationale. Cette dernière permettrait de se surpasser une fois que l’hymne du pays en question a résonné dans tout le stade. Véritable libération pour les uns, motivation boostée pour d'autres, honneur ultime pour tous, l’histoire de chacun avec la sélection nationale n’est jamais neutre. C'est encore plus le cas pour Pia Sundhage, feu attaquante de l’équipe de Suède, reconvertie entraîneuse à succès des plus grandes sélections de football féminin. 

L’histoire de Pia avec les sélections commence en 1975 lorsqu’à l’âge de 15 ans l’attaquante intègre pour la première fois l’équipe de Suède. Sacrée Championne d’Europe 1984 avec son pays, elle termine le tournoi en tête du classement des buteurs. Un premier titre majeur qui en appellera d’autres en tant qu’entraîneuse lorsque sa carrière de joueuse prend fin en 1996. 

Après une première expérience au sein du championnat suédois en tant qu’adjointe, Pia est de nouveau attirée par la sélection nationale puisqu’elle est recrutée par l’équipe de Chine pour être l’assistante de sa compatriote Marika Domanski-Lyfors lors de la Coupe du Monde qui se déroule à domicile en 2007. À l’issue de la compétition planétaire, la carrière d’entraîneuse de Pia prend un tout autre virage puisqu’elle est nommée à la tête de l’équipe américaine, l’une des meilleures sélections au monde. C’est avec cette équipe que la manageuse suédoise va remporter ses plus beaux titres en remportant, une première fois, l’Or Olympique à Pékin en 2008, puis une seconde fois lors des jeux suivants organisés à Londres en 2012. Avant cette performance dans la capitale anglaise, Pia Sundhage était parvenu à hisser son équipe des USA jusqu’en finale de la coupe du monde 2011, une première inédite pour les américaines depuis 1999. En finale, ces dernières avaient échoué face aux japonaises dans une finale haletante perdue aux tirs au but. À Londres toujours, l’équipe emmenée par la sélectionneuse suédoise avait réussi à laver l’affront et à prendre leur revanche en battant ces mêmes japonaises en finale olympique sur le score de 2 buts à 1 en leur faveur. 

À l’issue de cette olympiade, Pia décide de se mettre en quête d’un nouveau défi en s’engageant avec la sélection de son pays natal, la Suède. Elle quitte les États Unis avec un ratio impressionnant de 85,5% de matchs gagnés au cours des 5 années passées à la tête de l’équipe ! En prenant la décision d’entraîner la Suède, Pia Sundhage réalise de son propre aveu “un rêve de toujours”, même si elle sait que l’équipe dispose de joueuses aux qualités intrinsèques moindre que celle des États Unis. Qu’importe, Pia parvient à Rio en 2016 à offrir une belle médaille d’argent à son pays en éliminant même en quarts de finale les États Unis. La Suède s'incline de justesse en finale battue par l’Allemagne. Élue meilleure entraîneuse féminin cette année-là par la FIFA, Pia Sundhage quitte néanmoins la sélection suédoise après 39 matchs à la diriger. Depuis 2019, elle a pour mission d’étoffer le palmarès de l’équipe nationale du Brésil sur la scène continentale et internationale. 

Pia Sundhage est une entraîneuse réputée pour son style pragmatique. Elle connaît le potentiel de ses joueuses et essaye d’en tirer le maximum. Elle ajuste son plan de jeu en fonction des forces vives dont elle dispose et de l’adversaire qui lui fait face. Néanmoins, la suédoise a toujours voulu s’appuyer sur la solidité de sa colonne vertébrale composée de ses défenseuses et de sa gardienne de but. Lorsque Pia entraînait l’équipe américaine, elle savait pertinemment qu’à tout moment ses individualités pouvaient faire la différence par l’intermédiaire de coups d’éclats. Avec l’équipe de Suède puis avec celle du Brésil, son vivier de joueuses capable de faire basculer un match à elles toutes seules n’est peut être pas toujours aussi fourni. C’est pourquoi elle insiste sur une grande solidarité défensive et la capacité à répéter les courses à haute intensité pour tenir le score sur l’intégralité de la partie. L’un de ses systèmes de jeu favori à longtemps été le 4-5-1 avec deux lignes défensives très rapprochées afin d'être le plus imperméable possible. À la récupération du ballon et profitant de la déstabilisation du bloc adverse, l'attaquante de pointe était alors très rapidement lancée en profondeur vers le but opposé pour tenter de scorer.

Alex Ferguson voit le jour en 1941 dans un quartier de Glasgow en Écosse. Attaquant de formation, il fait ses gammes au Queen’s Park FC avec lesquels il fait ses débuts à l’âge de 16 ans. Après diverses expériences exclusives au championnat écossais, évoluant notamment chez les Rangers, il stoppe sa carrière de joueur en 1974. L’année suivante, à 32 ans, il est nommé manager d’un petit club basé à Falkirk. Le début d’une grande histoire entre Alex et le métier d’entraîneur.

Ferguson s’engage ensuite à St Mirren où son projet de jeu porté vers l’offensive fera éclore quelques jeunes talents locaux. Quatre ans plus tard, il rejoint un club plus prestigieux en signant à Aberdeen, écurie qui se mêle souvent à la lutte pour le titre de champion d'Écosse. Si le technicien britannique connaît des débuts compliqués du côté du Pittodrie Stadium, il remporte le championnat au cours de sa deuxième saison devançant les deux géants du Celtic et des Rangers pour la première fois depuis 15 ans. Jamais l’équipe d’Aberdeen ne s’était aussi bien comportée au niveau des résultats que depuis l’arrivée de Ferguson à sa tête. Auréolé de plusieurs autres titres avec les Dandies, Ferguson à l’embarras du choix au moment de choisir la prochaine étape de sa carrière d’entraîneur. En 1986, il rejoint les Red Devils de Manchester United, qui pointent alors à une inquiétante avant-dernière place en championnat d’Angleterre. 

Très vite, il parvient à insuffler une nouvelle dynamique à ses joueurs qui finissent cette saison là à la onzième place du classement. Bien qu’il finisse la saison suivante à la deuxième place du classement, les supporters mancuniens d’Old Trafford demandent son départ en fin d’année 1988, lassés par les résultats décevants de leur équipe favorite. Heureusement pour eux et pour le club, les dirigeants en place ne l'entendent pas de cette oreille. En effet, Manchester United remporte quelques mois plus tard la FA Cup à Wembley, premier titre majeur de l’entraîneur écossais chez les mancuniens. Mieux encore en 1993, lorsqu’après 26 ans de disette, le club est sacré Champion d’Angleterre avec à sa tête Ferguson, élu meilleur entraîneur de l’année. Les années 1994 et 1996 resteront gravées dans la mémoire du tacticien écossais qui remporte le doublé coupe-championnat avec les Red Devils.

Ferguson n’hésite pas à lancer les jeunes joueurs dans le grand bain. Il estime pouvoir tout gagner avec ces jeunes qui émergent tels que les frères Neville, Ryan Giggs, Paul Scholes ou encore David Beckham. Cette brillante génération sera d’ailleurs baptisée les Fergie’s Fledglings par les observateurs. L'année 1999 est celle de la consécration pour le coach Ferguson qui soulève d’abord une FA Cup face aux Magpies de Newcastle puis un cinquième titre de Champion d’Angleterre avant de remporter au terme d’un incroyable scénario sa première ligue des champions en venant à bout, au Camp Nou, du Bayern Munich dans le temps additionnel. 

Le début des années 2000 sera celui de la transition pour Sir Alex (il a été anobli par la Reine d’Angleterre à l’issue de l’année 1999), qui décide de procéder à quelques changements au sein de son effectif. Il recrute plusieurs joueurs stars comme l’attaquant néerlandais Van Nistelrooy ou le français Fabien Barthez pour garder les cages mancuniennes. Ces bouleversements ne perturbent en aucun cas l’équilibre du club qui remporte à nouveau le championnat. 

En 2004, le visionnaire écossais recrute un certain Cristiano Ronaldo dans ses rangs, un jeune portugais formé au Sporting Lisbonne, puis Wayne Rooney prometteur attaquant en provenance d’Everton. Par ces recrutements, Ferguson assure l’avenir de Manchester United. Le portugais est en effet le joueur qui offre la seconde Ligue des Champions à Ferguson en 2008 au stade Loujniki de Moscou. En 2009, Ferguson remporte son onzième titre de champion d’Angleterre, le troisième de suite. Il devient le premier entraîneur de l’histoire du football anglais à remporter, à deux reprises, le championnat trois fois d’affilés. 

En 2011, plusieurs des anciens joueurs lancés par l’écossais comme Paul Scholes ou Gary Neville prennent leur retraite. C’est une page qui se tourne pour le technicien qui dispute cette année-là le 1000è match de sa carrière sur le banc mancunien ! Le glas sonne pour lui en 2013 lorsqu’il indique à la presse avoir pris la décision d’arrêter à la fin de la saison. Plusieurs personnalités, y compris le Premier Ministre britannique de l’époque, David Cameron lui rendent l’hommage qu’il mérite. 


Dans son livre Manager pour Gagner, Ferguson écrit que son job était “de faire comprendre que l’impossible était possible”. C’est ainsi qu’il inculque à ses joueurs le fait de ne jamais rien lâcher au cours d’un match. En témoigne, l’équipe mancunienne était particulièrement redoutée par ses adversaires lors du Fergie Time, qui décrit le dernier quart d’heure ou les dernières minutes du temps additionnel au cours desquelles les joueurs parvenaient à faire la différence. Tout au long de sa fidèle aventure chez les Red Devils, Ferguson a su adapter son style en fonction des époques qu’il traversait et des joueurs qu’il avait à sa disposition. Considéré comme un père par certains d’entre eux, Sir Alex accordait beaucoup d’importance à l’affect et au management de son équipe. Fort d’une longévité exceptionnelle de 26 ans sur le banc mancunien, il est incontestablement l’une des légendes que le football ait connu à ce poste.

Issu d’une famille de sportifs, le natif de Bondy en région parisienne rejoint le centre de l’INF Clairefontaine en 1998 pour peaufiner des qualités footballistiques déjà impressionnantes. À la sortie de sa pré-formation, c’est avec l’AS Monaco que le jeune surdoué décide de s’engager malgré l’intérêt prononcé de nombreux clubs français comme les Girondins de Bordeaux ou le Stade Malherbe de Caen. À l’instar de ses compères grands joueurs de football, Kylian Mbappé se démarque en atteignant de nombreux records de la discipline dès le plus jeune âge. 

Il fait en effet ses débuts professionnels au stade Louis II de Monaco en Ligue 1 en décembre 2015 à l’âge de 16 ans et 11 mois. Par cette participation, il devient le plus jeune joueur à porter la tunique monégasque lors d’un match professionnel battant le record d’un certain Thierry Henry. Quelques mois plus tard, âgé de 17 ans, il score pour la première fois en professionnelle lors d’un match contre Troyes ce qui fait de lui le plus jeune buteur de l’histoire de l’ASM devant une fois encore la légende Thierry Henry. Il ne cesse ensuite d'impressionner les observateurs en empilant les records de précocité comme celui du plus jeune joueur à marquer 5 buts en Ligue des Champions ou encore en étant le plus jeune à scorer en demie finale de la plus prestigieuse des compétitions de club. 

À la fin du mois d’août 2017, le prodige décide de signer au Paris Saint Germain qui réalise là un énorme coup sur le marché des transferts en engageant le Bondynois tant la cour réalisée par la concurrence des géants européens auprès de Mbappé était hardie. En décembre de la même année, Kylian Mbappé est le français le mieux classé au Ballon d’Or en s’emparant de la septième place. À nouveau, il est le plus jeune joueur de l’histoire à figurer dans le top 10 de ce classement. Déjà champion de France avec l’AS Monaco, il réitère la performance avec le club de la capitale dès l’année de son arrivée en 2018 puis en 2019 et 2020. 

En équipe de France, il connaît sa première sélection au stade Josy Barthel en décembre 2017 lors d’une rencontre contre le Luxembourg. Très vite indispensable à l’équipe frappée du coq sur son maillot, il participe activement à la victoire finale de sa sélection en Russie à l’occasion de la Coupe du Monde 2018. Auteur du quatrième but français lors de la finale disputée contre la Croatie, il est cette fois le deuxième plus jeune joueur à marquer en finale d’un mondial derrière le Roi Pelé. Au terme de la compétition, le néo-champion du monde est désigné meilleur espoir par la FIFA. Véritable buteur en série, le génie français entend bien pulvériser tous les records qui lui feront face. À titre d’exemple, Thierry Henry, meilleur buteur de l’histoire de l’équipe de France avec 51 réalisations en avait inscrit 8 en 54 sélections. En autant de sélections, Kylian Mbappé en est déjà à 26. 

Le Bondynois est aussi prolifique que polyvalent sur les postes du front de l’attaque. Il est capable d’évoluer en tant qu'avant-centre mais également comme ailier grâce à la facilité déconcertante avec laquelle il parvient à prendre ses adversaires de vitesse. En 2019 lors d’un match face à son ancien club de Monaco, il est même flashé à plus de 38 km/h lors d’une accélération fulgurante sur son côté gauche du terrain. Doté d’une qualité technique nettement au-dessus de la moyenne et toujours très lucide au moment de conclure devant le but, c’est également un attaquant moderne qui n’hésite pas à effectuer les efforts défensifs pour venir en aide à ses coéquipiers. De plus en plus altruiste sur le terrain, Kylian Mbappé apprécie être à la dernière passe pour ses coéquipiers faisant de lui un redoutable passeur. Très ambitieux, le français cherche constamment à élargir sa palette de footballeur pour devenir l’un des meilleurs de l’histoire de son sport.

C’est en 1986 au Brésil, à Dois Riachos que voit le jour Marta Vieira da Silva dit Marta. Indissociable de la culture brésilienne, elle est très rapidement initiée au football prenant pour modèle certains de ses compatriotes comme Ronaldo ou Rivaldo. À l’âge de 14 ans, la véloce Marta est repérée par Helena Pacheco, célèbre entraîneuse du pays qui l’emmène à Rio pour signer avec le grand club local du Vasco de Gama. Après quelques matchs sous les couleurs blanches et noires du club des rameurs, Marta signe en 2002 à Santa Cruz, un autre club brésilien et enchaîne les bonnes performances qui lui permettent de découvrir les joies de la sélection nationale. En 2004, elle tente l’aventure européenne en rejoignant le club de Umea IK dans le championnat suédois, l’un des meilleurs du continent. 

Dès sa première saison en Suède, Marta permet à son club de remporter la Ligue des Champions féminine et contribue à la deuxième place en championnat en scorant à 22 reprises. Elle récidive les années suivantes en empilant les buts et les titres puisqu’elle remporte quatre championnats et une coupe de Suède. Après 5 saisons passées à Umea, Marta désire évoluer aux États Unis, réputé à ce moment là pour son championnat considéré comme le plus relevé au monde. C’est dans cette optique qu’elle signe un contrat avec le Los Angeles Sol en 2009. Elle effectue un intermède de trois mois à Santos au Brésil afin d’aider le club de Sao Paulo dans sa quête de victoire en Copa Libertadores et en Coupe du Brésil. Elle contribue largement aux gains de ces titres en inscrivant un but en finale de la plus grande compétition sud-américaine et deux en finale de la Coupe nationale. 

De retour aux États-Unis en 2010, son club des Los Angeles Sol connaît des déboires financiers qui obligent la brésilienne à changer de club. Elle rejoint donc le FC Gold Pride avec lequel elle est de nouveau meilleure réalisatrice du championnat. En plus d’être sacrée championne des États-Unis cette année-là, elle reçoit la récompense suprême américaine de meilleure joueuse de l’année. Pour la saison 2011, Marta évolue au Western New York Flash et participe à la conquête d’un nouveau titre national en terminant meilleure buteuse de la Women's Professional Soccer. S'ensuivent trois titres supplémentaires de championne de Suède avec le club de Tyreso (2012) puis de Rosengard (2014 et 2015) avec lesquels elle collectionne les buts marqués. Depuis, elle évolue au Orlando Pride, club de National Women’s Soccer League (NWSL). 

Marta est considérée comme l’une des meilleures footballeuses de l’histoire. La technicienne hors pair a reçu à six reprises de la part de la FIFA le titre de meilleure joueuse de l’année entre 2006 et 2018. Même si elle n’a jamais remporté de Coupe du Monde avec sa sélection nationale, elle a une influence comparable à celle du Roi Pelé au pays des Cariocas. Tout comme lui, elle porte le numéro 10 sur le dos et a évolué à Santos. Les médias de son pays évoquent même une “Marta dépendance” de la sélection brésilienne. Grâce à Marta qui inscrit ce soir de juillet 2007 un doublé, l’équipe du Brésil remporte les jeux panaméricains au Maracana de Rio face aux redoutables Américaines. Après cette finale, Marta est immortalisée en voyant son empreinte de pied gravée dans le ciment de l’enceinte du stade. Une première pour une footballeuse ! 

Marta détient également un autre record tout aussi significatif : avec 18 buts à son compteur en cinq participations à un Mondial, elle devient à cet instant l’une des meilleures scoreuses de l’histoire des Coupe du Monde.

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